
Cela fait déjà quelque semaines que j’ai terminé Fable 3, j’ai été un peu flemmard, je n’ai pas rédigé de billet immédiatement, faute de temps.Je m’attèle donc à cette tache, pour vous donner de rapides impressions sur le dernier né de la saga de Molyneux.
L’intérêt de ce nouvel opus est indéniable, l’idée de base est excellente. Grosso modo, vous allez devoir cette fois diriger tout Albion. Vous êtes le fils ou la fille du héros de Fable 2, devenu monarque. Ce dernier a développé son pays, et fait le bonheur des citoyens. Après sa mort, l’ainé de la famille reprend les rênes. Votre frère, au début relativement aimé laisse rapidement s’exprimer ses penchants tyranniques.

Il envoie les enfants au charbon, établit des impôts monstrueux, ne tient pas ses promesses et exécute allègrement les opposants à son régime… Jusqu’au jour où vous-vous enfuyez suite à un évènement malencontreux. Votre mentor, Walter vous permet de révéler vos pouvoirs de héros, et vous lance dans une aventure visant à renverser votre propre frère. Pour cela, et durant toute la première partie, vous allez rallier à votre cause de nombreux partisans. A commencer par des chefs de bandes ou de villages. Car il vous faudra de nombreux hommes pour prendre le pouvoir. Mais cela ne se fera pas simplement, il vous faudra déjà faire preuve de bonté, et faire de nombreuses promesses à vos alliés.

Dans la seconde partie du jeu, vous êtes monarque. Il est l’heure de tenir vos promesses. Mais ces dernières s’avèrent couteuses. A vous de faire les bons choix : ruiner le royaume et tenir ces promesses ; déshonorer votre parole et remplir les caisses ; investir vos propres richesses pour rétablir l’équilibre. Les choix sont nombreux, de ces derniers dépendra l’avenir d’Albion…

Jusque là, tout va bien. Mais il y a une tâche sur le décors : Peter Molyneux, qui a du s’inspirer de son propre personnage pour créer ce troisième opus. Il fait de nombreuses promesses, mais au final, il ne les tient pas toutes.
Car si ce fable est excellent, il accuse de nombreuses régressions au niveau du gameplay et du système de jeu. Il laisse un arrière gout de « non-fini », certaines choses n’étant pas clairement expliquées à la fin du jeu. De même, le choix de ruiner le royaume ou pas ne change finalement pas grand chose, et c’est bien dommage, vu que la seconde partie du jeu met en avant tous vos choix.

Alors bon, concrètement, j’ai pris du plaisir, beaucoup, car l’univers d’Albion, transformé une nouvelle fois est toujours aussi fascinant. L’humour, la beauté, la finesse des dialogues, la simplicité des commandes et l’accession au pouvoir, toutes ces qualités vous aideront à oublier ses énormes tares. Ce jeu est prenant et s’inscrit totalement dans la continuité des deux précédents épisodes. On aimerait se plonger dans un fable 4 indéniablement. Mais il serait temps pour Sir Molyneux de tenir ses promesses, et de faire la plus grande saga vidéoludique de tous les temps…



