
Cela fait quelque jours que j’ai envie d’écrire ce petit retour d’expérience, mais le temps m’a manqué vous voyez? The Witcher 2 est un jeu de rôle sorti pour l’instant sur PC vous proposant de vivre les aventures de Geralt de Riv, un Witcher. Bien entendu, cet épisode fait suite au premier épisode sorti il y a quelque années.
L’histoire, comme je l’ai dit vous propose d’incarner Geralt, un sorceleur. Ce dernier se voit accusé à tort de l’assassinat d’un roi, et cherche par tous les moyens à laver son nom, en poursuivant le réel assassin, un autre Witcher.
Pour les non connaisseurs, un Wicher, c’est quoi? Cette « caste » est composée d’hommes ayant ingéré diverses potions (qui tuent les plus faibles d’entre eux) les rendant en quelque sorte surpuissants : Plus rapides, plus forts, sensibles à la magie, les Witcher sont de véritables machines de guerre spécialisées dans la chasse aux monstres (gros et méchants !)

Geralt, le héro a une sacré gueule...
Les points forts de ce jeu sont très très nombreux. L’aspect graphique déjà est franchement très agréable. On ressent une très forte cohérence dans la direction artistique. Les graphismes desservent franchement l’univers, glauque et sombre. Même sur des configurations modestes (ce qui est mon cas), les graphismes sont agréables. Les musiques, elles accompagnent parfaitement l’aventure, et l’univers sonore en général transforme la session de jeu en véritable expérience. Le seul bémol que je trouverais à cette univers réside dans les personnages secondaires qui animent l’univers. Si ces derniers sont bien vivants (ils bougent, font des choses, changent d’emplacement selon l’heure de la journée etc…), les modèles sont trop peu nombreux. On reconnait en chaque villageois un autre villageois, et ainsi de suite. La base des visages est la même partout, la corpulence aussi, qu’on parle d’hommes, de femmes, d’elfes ou de nains. C’est un brin dommage vu la richesse de l’univers. Mais soit, on le pardonne car tout le reste est tout simplement bluffant. La maturité qui se dégage de ce titre est aussi tout simplement très étonnante. C’est bien simple, les dialogues collent parfaitement à l’ambiance médiévale-fantastique, tout en collant parfaitement à nos habitudes quotidiennes. Gros mots, jurons, expressions vulgaires, tout est là, sans pour autant tomber dans le gratuit. Non, les personnages s’expriment comme vous et moi, mais cela colle encore une fois parfaitement à l’univers. C’est étonnant. Je tiens au passage à parler du doublage. Personnellement, j’ai joué en version anglaise, sous titrée FR. Un régal. Et pour avoir essayé la VF, je ne peux que conseiller le switch. En français, c’est la catastrophe, vraiment. Ou du moins, l’écart entre les deux est bluffant. La voix de Geralt a elle seule justifie ce choix. Dantesque.

Certaines scènes illustrent parfaitement l'univers mature...
Et puisqu’on parle de Geralt…ce personnage se classe dans mes personnages de jeux vidéos favoris. Il est absolument génial. Si dans The Witcher 1, il avait une sale tronche, sa « refonte » est tout simplement exceptionnelle. Il a la classe. Rien d’autre. La vraie classe. Oui, je manque d’arguments, mais j’ai rarement vu un personnage aussi beau et approprié. Son corps et son visage sont mutilés par ses batailles, on le sent totalement endurci par ses expériences, son regard et son attitude le rendent invincible, intouchable. Et pour couronner le tout, il est diablement intelligent, il prend rarement les mauvaises décisions, et aborde toutes les situations qu’il rencontre avec courage et sérénité. Non dénué d’humour, il fait preuve d’un certain cynisme, pile poil de quoi déstabiliser ses interlocuteurs. Ni bon, ni mauvais, il noue cependant des liens très forts (d’honneur, d’amour ou d’amitié) avec de nombreuses figures importantes du jeu. Un grand personnage du vidéo comme on en voit jamais.

Geralt en position de combat...
Mais il n’est pas le seul personnage à être intéressant. Pour leur rendre honneur, je pourrais citer Iorveth, Roche, Triss ou encore l’incroyable Philippa. Tous sont plus intéressants les uns que les autres, ils sont animés par des intentions diverses et variées et gravitent autours de Geralt pour le rendre encore plus intéressant. Quelle claque, quel casting !

Iorveth, un personnage sacrément intéressant.
Mais parlons maintenant du jeu en lui même et de son potentiel vidéoludique. On va commencer par le maniement de Geralt si vous le voulez bien. Le bougre est habile, c’est le moins que l’on puisse dire. Les contrôles sont relativement simples, sans grande complication. Les boutons répartis autours de la main gauche permettent de lancer des dagues ou des bombes, jeter des sorts (signes), esquiver, parer ou activer une sorte de roue pour sélectionner armes, signes ou entrer en médiation (hors combat).
Le système de combat se veut simplifié. Cette fois, pas de rythmique comme dans l’épisode 1. Ici, le bouton droit permet de donner un coup lent mais puissant, le bouton gauche donne l’effet inverse. Dès lors, Geralt pourra réaliser divers combos de manière plus ou moins aléatoire. Au premier abord, cette simplification peut décevoir (et ce fut mon cas), mais au fur et à mesure du jeu, on se rend compte de certaines choses. Déjà, c’est dur. Dur, oui, mais intéressant, car ce système demandera une certaine lecture du terrain, des réactions des ennemis et de votre placement dans l’espace. Pas de pause permise, tout va généralement très vite, d’autant que face à de nombreux ennemis, vous ne ferez pas long feu si vous abordez mal le combat. Heureusement, les signes sont là pour vous aider (des magies), et avec le temps, Geralt apprendra à contre-attaquer etc…

Combat...
Apprendra? Oui, au fur et à mesure de votre progression, Geralt pourra débloquer des compétences, disponibles dans 4 branches (3 1/2 pour être plus précis). Une demi branche générale, une branche dédiée au combat à l’épée, une branche dédiée à l’alchimie, et une branche dédiée à la magie. Plus vous avancerez en niveaux, plus vous pourrez débloquer de compétences, comme la contre attaque justement.

Les nains, à la taverne, comme d'hab...
Pour les autres aspects RPG, nous noterons un des plus grands défauts du jeu : l’inventaire. Ce dernier est un véritable foutoir (ou merdier?). Si cela peut sembler anodin, sachez que la gestion de l’inventaire peut amener, parfois à s’arracher les cheveux.
Gérer le poids porté par Geralt, trouver un ingrédient au fin fond de vos sacs, revendre les items inutiles, c’est un véritable bordel sans nom. Détestable. Mais on fait avec, et encore une fois, on pardonne tellement le reste est agréable.

Premier boss...
D’un point de vue général, ce Witcher 2 est une réussite, d’un point de vue scénaristique, il l’est aussi, de tous les points de vue, en fait, c’est un jeu exceptionnel, totalement au dessus des 9/10 des productions actuelles. Il a ses petits défauts, mais je le redis encore une fois, ils sont occultés par tout le reste tellement ils sont insignifiants. L’aventure, complètement non-linéaire est ni trop longue, ni trop courte, si on tient compte de la rejouabilité. En effet, le jeu vous propose de faire deux choix qui changent totalement la moitié de l’aventure. Deux noeuds scénaristiques majeurs qui valent le coup d’être explorés tous les deux sur deux parties différentes. De nombreux choix « mineurs » vous permettront aussi de faire varier l’aventure, tant sur cet épisode, que sur un futur « Witcher 3″. A vos claviers (et bientôt manettes, sur xbox 360)
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Pegi 18